Django Reinhardt dans la mémoire de Google
Par Franck61 le samedi 23 janvier 2010, - Evénements - Lien permanent
Stravinsky, Tesla, Hans Christian Ørsted, ont été célébrés par mon moteur de recherche préféré Google (qui rendait dernièrement hommage à Isaac Newton). Aujourd'hui, en ce 23 janvier 2010, Google célèbre à sa manière la naissance de Django Reinhardt.
Jean-Baptiste Reinhardt plus connu sous Django Reinhardt, aurait eu cent ans aujourd'hui ! A ce jour, Django Reinhardt demeure la seule star européenne du jazz, l'égal des Duke Ellington, Miles Davis, John Coltrane ou Louis Armstrong, et le premier à avoir marié les accords du jazz aux mélodies de la tradition tzigane.
Né en Belgique, à Liberchies le 23 janvier 1910 dans la roulotte familiale, Django est un enfant de la balle. Après des voyages en Italie, en Afrique du Nord et dans le sud de la France, la famille Reinhardt se fixe dans les faubourgs de Paris. Avant de se passionner pour le jazz, le jeune Django y fréquente le milieu du musette et du music hall puis accompagne au banjo les grands accordéonistes des années vingt.
L'incendie de la roulotte familiale en 1928, qui faillit lui coûter la vie et nécessita une longue rééducation pour recouvrer l'usage de trois doigts de la main gauche, a entretenu sa légende.
Surmontant ce handicap, le musicien s'approprie une technique d'exception, fruit d'une rigueur et d'une volonté qui contrastaient avec son image de personnage tout à la fois flambeur et rêveur.
En 1931, Django Reinhardt découvre le jazz, une musique alors quasiment confidentielle en France, à Toulon chez le peintre Emile Savitry qui lui fait connaître les microsillons de Louis Armstrong, Duke Ellington...
L'audace et la curiosité permettent non seulement à Django d' imposer son Quintet, composé uniquement d'instruments à cordes et sans batterie, ce qui était révolutionnaire dans les années 30, mais également, en 1946, de jouer avec Duke Ellington. Ce rendez-vous est raté. La critique ne pardonne pas à Django ses retards répétés, sa désinvolture, son refus des "bis"" etc.
Quelques semaines avant sa mort en 1953, il avait aussi enregistré avec la vague montante du bop en France (Maurice Vander, Martial Solal, Pierre Michelot...). Anouman, l'une de ses ultimes compositions, semblait ouvrir de nouvelles perspectives.
"Je ne connais pas la musique, mais elle, elle me connaît", aurait affirmé un jour cet autodidacte, dont les compositions, sortes de rêveries musicales, figurent au rang des classiques, Minor Swing, Nuages, Manoir de mes rêves, Nuits de Saint-Germain-des-Prés.
Django Reinhardt a imposé un style unique, mêlant le lyrisme tzigane aux harmonies du jazz et en s'inspirant parfois de la musique classique, comme en témoignent ses improvisations sur des thèmes de Jean-Sébastien Bach, Debussy ou Ravel.
Django Reinhardt disparaît le 16 mai 1953 emporté par une congestion cérébrale.
Vous apprécierez tout comme moi le travail graphique du logo Google fidèle aux traits de Django Reinhardt !
Commentaires
Rendre hommage avec un griffonnage aussi laid ??
25/01/10
Bonsoir "Jazz". Pour information, la conception d'un logo tel que celui-ci prend un certain temps...demande certaines qualités artistiques, graphiques, et informatiques...En feriez-vous autant sinon mieux ?
Cool... Ce billet m'a permis de réécouter Django que j'adore.
Quant aux hommages (en réponse à "jazz"), point besoin d'être pointu pour respecter une personnalité, un talent.
25/01/10
Bonsoir Pascale ! Heureux que ce billet te fut utile pour te remémorer de bons souvenirs
! Et si tu faisais avocate ?
Ah c'est donc Django Reinhardt, je cherchais qui c'était justement... Célèbre guitariste !
25/01/10
Merci Géraldine pour ton passage par ici
! Oui, Django Reinhardt avait du talent !
Super !!! Merci beaucoup