Fléxisécurité : le Medef satisfait, accueil mitigé chez les syndicats
Par franck61 le lundi 14 janvier 2008, - Emploi - Lien permanent
Les négociations entre le patronat et les organisations syndicales de salariés se sont achevées vendredi 11 décembre au siège du Medef, après une dernière séance de trois jours et au terme de quatre mois de discussion, ont annoncé les organisations syndicales.
La Présidente du Medef Laurence Parisot a salué "l'acquis majeur pour tous" que constitue la rupture du contrat à durée indéterminée à l'amiable, dans un communiqué remis à la presse. "Ce concept de séparabilité représente un acquis majeur pour tous. C'est une vraie bonne nouvelle pour l'embauche en France qui se modernise et se dynamise", a-t-elle souligné. Cathy Kopp qui conduisait la délégation patronale, a salué "une négociation en plusieurs points historique" qui "pour la 1ère fois en France" créé "une flexisécurité".
DÉSÉQUILIBRE, SATISFACTION ET REGRET CHEZ LES SYNDICATS
A l'inverse, Maryse Dumas (CGT) a estimé qu'"il y a dans cet accord plus de dangers que de points positifs". "Je crois pouvoir dire que la délégation CGT proposera aux organisations CGT de ne pas signer cet accord", a-t-elle ajouté. Pour elle, le résultat est "déséquilibré" au profit de la flexibilité, malgré des concessions patronales.
"La CFDT a des vraies satisfactions et de profonds regrets", a dit à la presse Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT. Côté positif, il a notamment cité le doublement de l'indemnité légale de licenciement, le transfert des droits et la création d'une prime pour les jeunes demandeurs d'emploi. Il a en revanche regretté que le nouveau mode de rupture des contrats, baptisée "rupture conventionnelle" ne soit pas homologuée par les prud'hommes mais la direction départementale du travail. "En dépit des bonnes volontés, de la bonne qualité de nos travaux, les frilosités patronales ne nous ont pas permis d'aller plus loin", a-t-il regretté.
Gabrielle Simon (CFTC), qui a été la première à annoncer l'achèvement des discussions, s'est dite "mitigée" sur les résultats de cette négociation "difficile" que la délégation va soumettre à ses instances lundi. "Moi, c'est assez mitigé, je vais essayer de faire une présentation de cet accord, je ne vais pas être dithyrambique, il y a des points importants qui 'ont pas été obtenus", a expliqué Mme Simon. Sur la sécurisation, "ce sont les premières marches, il en reste beaucoup à monter", a-t-elle ajouté. 
Alain Lecanu (CFE-CGC) a souligné que sa confédération avait "accepté" des points comme la rupture conventionnelle et les CDD à objet précis qui concernent les ingénieurs et cadres. Sur la sécurisation, il a admis que "c'est un peu un pari sur le futur". La CFE-CGC doit se décider sur une signature mardi.
Pour Stéphane Lardy (FO), il existe "un certain nombre d'avancées" dans ce texte, dont la prime pour les jeunes chômeurs, le fond de formation pour les demandeurs d'emploi, le transfert à 100 % des heures acquises au titre du DIF (droit individuel à la formation). Il confie aussi "pas mal de regrets".
SOURCE: LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 12.01.08
Mon avis: Et si la flexibilité du travail était le premier pas vers une souplesse employeur/employé ?




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